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Stephen Wright

Critique d’art contemporain, curator et enseignant, il a écrit de nombreux articles et produit des expositions sur des pratiques « para-artistiques ». Il est membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art, Directeur de programme au Collège International de Philosophie. Il a également été membre du comité de rédaction de la revue Mouvements et de Third Text et correspondant de la revue Parachute en Europe.

Ses recherches portent sur les pratiques à « faible coefficient de visibilité artistique », pratiques dont la visibilité artistique est délibérément affaiblie, relevant de l’art tout en ayant une valeur propre à un autre champ d’activité humaine.

Selon lui, « toujours pensée comme porteuse de valeur ou comme valeur incarnée, la notion d’œuvre se révèle aujourd’hui moins descriptive que normative, et en tant que telle, singulièrement inadaptée pour penser une production artistique tournée vers des processus ouverts ».

Il affirme que l’art traverse depuis quelques décennies une crise axiologique, épistémologique et ontologique dont la profondeur ne peut se comparer qu’à celle de la Renaissance, dont avons hérité les conventions encore en usage et les « institutions conceptuelles » encore solidement en place.

Par « institutions conceptuelles » il entend le système de dispositifs qui régit les modalités d’apparition de l’art, un ensemble hétérogène de discours, de lieux et de présupposés qui dictent les conditions de possibilité de l’art à un moment donné ou autrement dit, de gouverner comment nous pensons l’art.

Citations

L’œuvre d’art fait écran à l’activité artistique.

L’art peut s’affranchir de tout sauf de son histoire.

L’art n’est pas fonction du spectateur, mais le spectateur est fonction de l’art.

L’objet d’art est la solidification de l’expérience artistique.