Normes académiques propres

Une norme académique propre

L’ENDA est bâtie sur d’autres valeurs que celles qui régissent généralement les écoles d’art et plus largement le monde de l’art. Elle est indépendante de tout et notamment de toute influence extérieure et de tout centre de pouvoir. Par ses critères d’admission, par son programme et son organisation, par ses méthodologies et ses modes opératoires, par ses lignes de recherche et d’expérimentation (LDRE), par la nature des contenus proposés, les finalités et les enjeux qui en découlent, par ses critères d’évaluation et le diplôme qu’elle délivre, l’ENDA affirme sa propre norme académique. C’est justement ce cadre académique indépendant qui lui confère une identité singulière, permettant aux praticiens de faire un véritable travail de recherche et d’approfondissement des problématiques qu’ils estiment essentielles.

Un programme hors-norme
L’ENDA dispense un cursus qui offre à ses participants l’opportunité de se libérer des acquis hérités de l’histoire de l’art du 20e siècle. Elle propose également de mettre en évidence certains des enjeux à l’œuvre dans l’art du 21e siècle, une histoire en cours d’écriture à laquelle les praticiens pourront éventuellement prendre part.

Un désapprentissage de l’éducation artistique
L’art n’est pas forcément dépendant de la culture et de l’éducation. Prendre des voies autres, supposent de se défaire des automatismes acquis dans les écoles d’art, de mettre les certitudes à l’épreuve des réalités en permanente transformation.

Un établissement en transformation permanente
L’ENDA est impermanente et se construit en même temps qu’elle avance. Cette transformation est alimentée, voire incitée par l’horizontalité mise à l’œuvre.

Une notion de recherche revisitée
L’ENDA met en place le premier programme qui donne un véritable sens à la notion de recherche et d’expérimentation en art qui ne pourrait être envisagée comme une exploration des sentiers battus. Sa formation d’excellence expérimente d’autres manières d’envisager la pratique de l’art que celles existant aujourd’hui dans le paysage éducatif artistique français et étranger.

Un pragmatisme à l’œuvre
Loin du ronronnement ambiant de l’enseignement artistique actuel qui confine l’art dans les ateliers coupés du monde réel, l’ENDA se propose de traiter de la pratique artistique du moment initial de la réflexion jusqu’aux aspects les plus pragmatiques inscrits dans les réalités organisationnelle, économique, sociale et politique. Les praticiens peuvent être opérationnels à la fin de la session.

Un caractère extradisciplinaire
Bien que l’ENDA soit une école d’art, son programme permet d’investir les expériences vécues dans tous les aspects de sa vie professionnelle et privée.

Une association de différences
L’ENDA associe des participants aux profils, horizons et besoins très différents :artiste, architecte, cadre, employé, directeur de structure, administrateur, enseignant, photographe, historien, paysagiste, philosophe, politique, sociologue, scientifique, théoricien… Il n’y a pas de limite d’âge. L’ENDA est un environnement cosmopolite, les participants venant de plusieurs pays. Chaque participant a des attentes propres en fonction de son parcours, de sa démarche et de son actualité, mais ces attentes convergent aussi vers des objectifs communs dans un ensemble d’enseignements, d’expériences pédagogiques et de dispositifs de travail inédits.

Une école horizontale
L’ENDA met en œuvre le principe de l’horizontalité, un mode de fonctionnement sans maître ni élève : une logique collaborative, fondée sur le partage de connaissances et d’expériences et la mobilité des rôles. Le candidat admis à l’ENDA est considéré comme une sorte de chercheur-expérimentateur et non pas comme étudiant dans le sens habituel du mot. Ce sont les participants qui font l’école. Ils ont un pouvoir de décision sur l’organisation et le programme de l’Iheap et peuvent proposer à ce titre un ou plusieurs intervenants, une ou plusieurs séances de travail, un ou plusieurs lieux de déroulement des séances de travail. Ils peuvent modifier l’organisation du programme ou les méthodologies de travail. Au sein de l’ENDA, toutes les personnes ont le statut de praticien; l’élément variable étant la fonction, qui diffère des uns aux autres. Certains participants peuvent devenir intervenants à leur tour ou encore jouer un rôle dans l’organisation de l’école.

Une école liquide
L’ENDA est une école avec des bureaux mais sans lieux fixes, elle se déplace continuellement d’un lieu à un autre, approximativement 50 lieux par année. Ses modules de travail se déroulent dans des lieux à chaque fois variée et dans une indistinction topologique. Le travail se fait dans tout type de lieu : parkings, musées, centres d’art contemporain, particuliers, jardins, métro, galeries, train, caves, fondations, ambassades, associations, écoles, universités… Certains des lieux sont choisis en fonction du sujet de la séance. Cette indifférenciation générale de lieux n’est pas arbitraire et ne remet pas en question l’importance du contexte ; elle permet, nous l’espérons, une fluidité stimulante, une fraîcheur de réception, une augmentation de l’attention.

Théoriques et pratique interdépendantes
Le travail au sein de l’ENDA est d’ordre théorique et pratique dans une interdépendance nécessaire. La pratique résulte de la réflexion qui à son tour est vérifiée et ajustée par la pratique. La natures des activités développées, théoriques et pratiques est très variable selon le profil du participant mais aussi en fonction du projet que le participant choisit de mener dans le cadre du programme de l’ENDA.

Un contexte d’exception
Sous l’influence des courants de pensée les plus stimulants, l’ENDA propose un contexte d’exception qui fait converger des perspectives, active des potentiels et rend possible des rencontres fructueuses et porteuses de collaborations à venir. Ce contexte d’interactions, est construit par les praticiens eux-mêmes, l’ENDA ne fait que préparer le terrain.

Une évaluation sans notation
L’évaluation n’est pas notée. Elle est faite en fin de cursus et répondra à des modalités originales, chaque session différentes. Elle fait l’objet d’observations écrites cristallisées dans la lettre d’évaluation que les praticiens reçoivent en fin de session avec le diplôme de l’ENDA. Un suivi continu permet de contrôler la progression du travail. Les critères d’évaluation sont l’assiduité, la qualité du travail fourni, la capacité à le mettre en perspective et à citer ses enjeux, la méthode de travail, la persévérance, la cohérence, un certain état d’esprit libéré des contraintes normatives de l’art, la structuration de sa démarche, la conscience de soi, la prise de risque, l’engagement et la curiosité.

Des conditions d’inscription sans conditions
Il n’y a aucune condition d’inscription à l’ENDA, ni de diplôme prérequis, pas même le bac, ni de limite d’âge. L’admission se fait sur la base de la motivation du candidat, sans le traditionnel book d’artiste et d’un CV. Ce que les praticiens ont fait avant l’ENDA importe moins que le parcours que nous ferons ensemble.