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Survivre à l’art

Il s’agit d’une expérience qui propose d’enfermer ses participants dans une école d’art à Bruxelles pendant deux jours du 18 au 20 mai 2017.

Le but est de tester les capacités physiques et mentales de survie des participants, artistes ou/et plus généralement des acteurs du monde de l’art. L’expérience validera ou invalidera la nécessité de survie dans, à, avec, sans, … sa pratique.

Le projet à été élaboré par Lola Martins-Coignus et Jean Casanova Castell, étudiants à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, en collaboration avec les praticien(ne)s de l’École nationale d’art (ENDA), ainsi que des personnes extérieures.

Les premiers participants à cette expérience extrême :

  • Gary Bigot, thermo-hygrométrie,
  • Arsène Caens, chercheur en anthropologie à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS),
  • Jean Casanova Castell, étudiant aux Beaux-Arts de Bruxelles,
  • Noémie Coudray, créatrice de passerelles fluides,
  • Béatrice Darmagnac, directrice de l’Observatoire des Réalités Organisées (ORO),
  • Ludovic de Vita, directeur de l’Institut de Recherches en Anthropologie de la Singularité (IRISA),
  • Alexandre Gurita, stratège dans le secteur de l’art,
  • Antoine Legrand, rédacteur en chef du Daily Chaos,
  • Lola Martins-Coignus, étudiante aux Beaux-Arts de Bruxelles,
  • Baptiste Pays, responsable des programmes à l’ENDA,
  • Marie Roussel, Absence-Présente,
  • Alain Sirvent, erratographe,
  • Olivier Stévenart, technicien de surface et ambassadeur (OSTSA).

En invitant les participants à déplacer leurs propres pratiques, il s’agira de les mettre à l’épreuve, et plus seulement à celle de l’art.

La survie s’effectuera dans trois « mondes » construits collectivement :

  • monde #1 : un monde consensuel (le monde spécifique à sa pratique),
  • monde #2 : un monde précaire (le monde vu par le prisme de sa pratique),
  • monde #3 : un monde délocalisé (le monde #1 plus le monde #2 plus le reste du monde).

L’expérience proposée tente par là même, de revenir sur les contours et l’action d’une école d’art et de ses finalités.

Ces mondes constitueront le cadre des échanges entre les survivants. Ils seront également le terrain d’expérimentation de stratégies de circulation, et d’outils de survie.

L’expérience se conclura par une fuite de l’école.