LDRE (Lignes de recherche et d’expérimentation)

L’ENDA mène une politique de recherche structurée sur des Lignes de recherche et d’expérimentation (LDRE), lignes d’approches qui traitent chacune d’une problématique particulière.

Les LDRE sont approfondies sur plusieurs niveaux. Accès aux niveaux

Les LDRE focalisent la recherche de la praticienne ou du praticien sur un sujet considéré comme essentiel dans un effort de continuité en vue de l’approfondir. Les LDRE évoluent et s’enrichissent dans le temps. Les praticiennes et les praticiens peuvent construire, s’ils le souhaitent, leur démarche et projets dans une LDRE spécifique.

Les modules de travail sont rattachés à des LDRE Primaires et parfois Secondaires. Il s’agit d’une LDRE Primaire lorsque le module aborde une thématique ou un travail en lien direct avec la problématique de la LDRE. Il s’agit d’une LDRE Secondaire lorsque le module aborde transversalement une problématique d’une LDRE.

LDRE Suivi

Cette LDRE consiste dans un suivi approfondi des projets des praticiennes et des praticiens à l’aide de méthodes et d’outils spécifiques. Les modules de travail de cette LDRE sont pratiques et théoriques. Leur objectif est de les faire avancer dans leur démarches personnelles existantes ou à formuler. Les premiers niveaux de cette LDRE sont consacrés à un bilan sur leur situation et pour la mise en place de projets légers autour de questions ou problématiques choisis.

LDRE Sans art

Cette LDRE est consacrée à des spécialistes extérieurs à l’art qui traitent des autres LDRE. Trouvés au fur et à mesure, ces intervenants sont proposés pour un tiers par les praticiennes et les praticiens. L’objectif de ces modules est d’offrir aux praticiens l’opportunité d’aborder certains sujets au travers d’approches extérieures à l’art. Un projet artistique est considéré dans une certaine intégralité, avec son propre modèle économique, sa stratégie, sa communication ou encore sa structure juridique et sociale. Cette LDRE permet justement d’aborder le projet sur tous ses aspects. Accès aux méthodologies

LDRE L’invisuel

L’invisuel est un genre d’art à part entière qui existe autrement que sous forme d’oeuvre d’art. Du point de vue de l’invisuel les contours de l’art sont plus vastes que ceux de l’oeuvre d’art et il existe en ce sens une multitude de langages pour l’art en dehors de celui limité à l’oeuvre d’art. Il s’agit d’un art dont les propriétés n’obéissent pas aux caractéristiques et aux critères de l’art visuel. L’invisuel ne veut pas dire invisible et les pratiques de nature invisuelles peuvent être matérielles ou immatérielles. Cette vision de l’art implique un changement de paradigme et une rupture avec la croyance que l’art serait intégralement dépendant de l’oeuvre d’art. Dans cette LDRE il s’agit de développer un projet ou une démarche invisuelle. Ces modules combinent pratique et théorie en s’appuyant sur des échanges fructueuses entre les praticiennes et les praticiens.

LDRE Alteréconomies

Une démarche ne peut s’accomplir si elle ne trouve son propre modèle économique. Formuler une économie personnelle et spécifique à sa pratique est le signe d’une indépendance vitale pour l’artiste. Dans cette LDRE il s’agit d’inventer à partir des modèles existants ou à partir de rien, des économies alternatives au marché de l’art, spécifiques et adaptées à la pratique de la praticienne ou du praticien. Ces alteréconomies – autres économies -, sont caractérisées dans leur ensemble par le passage d’une valeur-produit à une valeur-activité. Le plus souvent c’est la pratique elle-même qui incorpore les conditions de son propre modèle économique. Ces modules mixent théorie et pratique visant à la formulation de son modèle économique, viable et évolutif.

LDRE Stratégies

La stratégie est l’art de concevoir et de coordonner un ensemble d’actions pour atteindre un objectif. Introduire la notion de stratégie dans l’art semble indispensable lorsqu’on a à faire à des pratiques mettant, par leur nature, en critique le système de l’art, qui doivent composer parfois avec des contextes hostiles pour exister et pour se développer ou qui nécessitent une stratégie pour exister tout simplement. C’est la nature d’une pratique qui suggère les stratégies à adopter. Des notions associées à la stratégie : le liquide, l’invisible, le furtif, le viral, l’infiltration, l’imitation, la ruse. Dans cette LDRE il s’agira de développer un projet ou une démarche à partir d’une stratégie choisie, d’élaborer une stratégie pour faire valoir un projet, une démarche ou une pensée, de faire un travail en rapport avec la notion de stratégie ou d’une stratégie en particulier. Les modules de travail de cette LDRE nécessite une lecture d’ouvrages fondamentaux indexés dans la section bibliographie. Accès à la section bibliographie.

LDRE Terminologie

La terminologie est l’ensemble des termes propres à un domaine particulier. La langue n’est pas une entité figée, le monde change, le vocabulaire évolue. Un terme naît souvent d’une pratique existante qu’il définit alors qu’il n’y avait pas de mot pour la nommer. Les termes se concrétisent souvent à l’intérieur des réalités de l’art qui ne les définissent pas mais les expriment. Le mot est actif, il peut décrire, engendrer le réel ou le modifier. Les termes dont on fait usage dans l’art ne peuvent pas nommer certaines réalités existantes, émergentes ou à venir. D’autres sont nécessaires. Ces termes n’arrêtent ni ne limitent les pratiques dont ils sont issus. Ils sont des vecteurs structurants et d’influence sur l’art. Il s’agit dans cette LDRE de prendre connaissance de l’importance des mots et des notions, de leur rôle dans le langage et en rapport avec la pratique. Il s’agira aussi de rattacher ses activités à des notions et termes clé, autant de vecteurs forts pour une pratique artistique.

LDRE Pratiquer l’institution

Pratiquer l’institution revient à considérer l’institution comme un format artistique à part entière. Au même titre que la photographie qui a remis en question les critères de représentation dans la peinture et dans les médiums du 19e et 20e siècles, comment l’institution peut-elle aujourd’hui redessiner les contours de l’expression artistique ? Le 20e siècle a été le théâtre d’attaques répétées envers l’institution qui, si elles ont révélé leur inefficacité, ont également démontré que l’institution est un acteur déterminant de la création artistique. Dans cette LDRE il s’agira de définir la pratique de l’institution et d’expérimenter ce format à travers différentes approches théoriques et pratiques.

LDRE Singularité

La LDRE singularité propose d’étudier ce qui se joue dans les processus de création et d’innovation pour conscientiser et ré-interroger les approches de la singularité. La singularité considérée comme la garantie de notre autonomie et de notre universalité, nous permet de nous déterminer autrement et ainsi de réinventer le monde. L’enjeu est de donner une lisibilité aux singularités à l’œuvre dans les pratiques artistiques et plus largement de replacer l’humain au centre du questionnement économique, technologique et philosophique que le XXIème siècle se doit d’affronter. L’étude de la singularité permettra de faire les distinctions nécessaires  au sein de sa pratique pour la subvertir et la réinventer.

LDRE Droit

L’art est inscrit dans la société et en ce sens il est lié aux lois. Avoir une pratique non alignée ne signifie pas être hors-le-loi. La loi de l’art peut interagir de multiples manières avec la loi et la pratique artistique doit composer avec elle en toute intelligence. Cette LDRE aborde l’art du point de vue du droit et traite les notion de légal et illégal. Elle vise à formuler le statut de l’auteur, à définir la forme juridique de son projet avec des implications sur le plan de l’économie de son projet. Cette LDRE fait connaitre aux praticiennes et aux praticiens les aspects juridiques de l’art.

LDRE Politique

Cette LDRE met l’accent sur la dimension politique de l’art à partir de la considération que politique signifie avant tout, le monde dans ce qu’il a de plus réel. La LDRE traite du rapport entre l’art et le politique. Il s’agit également de l’impact ou de l’absence d’impact de l’art sur le réel et de sa capacité à le transformer de façon effective et au-delà de sa propre existence. Politique signifie avant tout un art qui n’est pas soumis à autre chose qu’à lui-même.

LDRE des praticiennes et des praticiens

Dans cette LDRE, des anciens praticiennes et praticiens présentent leurs démarches, leurs projets et activités aux nouveaux praticiens. Les praticiens qui deviennent des intervenants à leur tour sont invités à parler de l’avancement de leur pratiques ou sur des sujets spécifiques individuellement ou en groupe.

LDRE Exceptions

Cette LDRE réunit les propositions qui s’inscrivent à l’extérieur des autres LDRE. Ces propositions prennent place à des dates et horaires inhabituels.

LDRE Latérale

Dans cette LDRE il s’agit d’appliquer à l’art ce que l’on appelle la pensée latérale : un ensemble de méthodes de résolution de problème qui consiste à approcher les problèmes sous plusieurs angles au lieu de se concentrer sur une approche unique. Cette LDRE permet de faire des exercices d’innovation en considérant qu’une solution impossible peut servir d’étape à la découverte d’une solution possible. La pensée latérale se définit par opposition à la pensée verticale ou la pensée classique caractérisée par la continuité entre les étapes et la validation pas à pas des hypothèses et des résultats intermédiaires.

LDRE Convivialité

Cette LDRE a pour but de renforcer la convivialité entre les praticiennes et praticiens. La LDRE est composée de rencontres conviviales organisés par les praticiens eux-mêmes sans régularité. Cette convivialité vise à nouer des liens entre eux. La convivialité est une dimension essentielle des groupes de travail.

LDRE Méthodologies

L’ENDA a développé des méthodologies uniques pour une école d’art, elle est probablement la seule école d’art au monde à structurer sa pédagogie autour de méthodologies formulées et construites. Les praticiennes et les praticiens sont invités à travailler en intelligence collective. Le travail réalisé par les praticiennes et les praticiens ne pourrait se concrétiser et devenir réalité sans qu’il soit structuré et construit réellement y compris dans ses aspects les plus pratiques. Un projet doit avoir un budget, une communication, une structure… Un artiste n’est plus un être solitaire qui exprime son génie dans son atelier et à l’ombre du monde… mais un individu ouvert, polyvalent, qui formule son modèle économique, qui doit savoir rédiger un plan de communication, une stratégie, un plan d’actions, qui s’organise… Dans cette LDRE peuvent intervenir des spécialistes en droit, comptabilité, communication… Accès à la section consacrée aux méthodologies

LDRE Commun

Cette LDRE est composée de rencontres informelles entre praticiennes et les praticiens pour partager leurs ressources. C’est un lieu d’entraide leur permettant de mettre à l’épreuve leurs démarches respectives en vue de progresser. Il s’agit d’une mise en commun de ressources : relations, plans, opportunités, facilités, etc. Cette mutualisation des ressources est censée les aider dans la réalisation de leur projets. Cette LDRE augmente la générosité des praticiennes et des praticiens.

LDRE Culture générale 

Cette LDRE est un corpus de savoirs en lien avec l’histoire de l’art et la culture générale. Les connaissances en histoire de l’art des participants sont inégales dès par leur formations, âges, cultures et statuts différents. Le but de cette LDRE n’est pas d’apprendre l’histoire de l’art mais d’informer sur des choses passés qui peuvent être utiles aux praticiennes et aux praticiens dans la conception de leur projets et démarches. Il nous semble essentiel d’avoir une culture générale suffisamment étayé pour savoir d’où on vient, ce qui a été fait par qui, quand, comment et dans quel contexte. L’idée est aussi de tirer profit de l’histoire de l’art et du travail des artistes d’autres époques que la notre pour mettre ce savoir au profit de notre action au temps présent.

LDRE Projets exterieurs

Cette LDRE consiste dans la mise en place de projets au sein d’autres établissements ou dans la co-organisation de projets communs avec d’autres institutions. Les coopérations avec d’autres institutions nous semblent essentielles et porteuses d’un capital expérientiel important pour les praticiennes et les praticiens. Les projets de coopération peuvent prendre des formes très ponctuelles, de trois heures au minimum et dans ce cas il s’agit de MEx (Module Externe de recherche et d’expérimentation). Les coopérations avec d’autres établissements peuvent s’inscrire dans la durée, sur un an ou plus et dans ce cas on parle de PEx (Programme Externe de recherche et d’expérimentation). Accès vers la section consacrée à la coopération extérieure

LDRE Pratiques 

Dans cette LDRE des intervenantes et des intervenants extérieurs présentent leurs pratiques aux praticiennes et aux praticiens. Les praticiens réagissent et posent des questions. Ils sont inviter à entrer en dialogue avec les intervenants. L’intérêt de cette LDRE c’est d’offrir aux praticiens la possibilité de connaître des artistes, des professionnels et des experts afin de les enrichir et de mettre à leur service leur expériences et leur savoirs. Le nombre d’intervenantes et intervenant est variable mais il se situe généralement entre 20 et 30 par session.

LDRE Projets internes

Cette LDRE est composée des projets réalisés au sein de l’ENDA par des intervenants sur des sujets en rapport avec le travail de l’intervenant. Ils peuvent sortir des cadres horaires des modules et leur temporalité dépend du travail à faire. Cette LDRE a pour but d’insérer les praticiens dans les réalités des projets des intervenants pour les faire confronter avec. Les expériences qu’ils tireront devront être mises au profit de leur propres pensée et pratiques. Les praticiennes et les praticiens sont invités au sein de cette LDRE à participer aux projets initiés par l’ENDA, par la Biennale de Paris et par les structures de l’écosystème de la biennale. Accès vers la section consacrée aux projets externes.