CANDIDATURE
ENESFR

L’art comme outil de réparation et de cohésion sociale

Vivez l’art autrement

Introduction

L’association SINCLART organise le 8 avril 2026 une journée thématique inédite consacrée à la justice restaurative, en proposant d’en transposer les principes au champ artistique. Cette initiative entend explorer comment l’art peut devenir un levier de réconciliation et de réparation à la suite de drames collectifs, en appliquant à la création artistique une notion jusqu’ici développée dans le domaine juridique.

L’art rencontre la justice : penser ensemble la réparation du lien social

Dans un lieu emblématique de la réflexion sur la création contemporaine, cette journée propose d’examiner comment la création artistique collective peut constituer un acte de réparation psychologique et de reconstruction sociale face aux traumatismes collectifs. Les techniques et objectifs de la justice restaurative seront d’abord présentés afin d’envisager leur transposition dans le champ artistique. La justice restaurative met l’accent sur le dialogue et la réparation plutôt que sur la seule punition. Elle permet à la victime et à l’auteur de l’infraction — parfois accompagnés de leurs proches — de se rencontrer, avec l’aide de professionnels formés, afin d’échanger sur les conséquences de l’acte, d’exprimer leurs besoins et de rechercher ensemble des voies d’apaisement et de réparation.

Un programme de réflexion et d’expérimentation

La journée sera rythmée par des présentations, un atelier thématique sur la co-création avec le public.
Maître Flouzat Auba, avocate au barreau de Paris, introduira les fondements et les mécanismes de la justice restaurative, Géraldine Santini, psychologue, artiste interviendra sur l’art comme espace de transformation, de parole et de reconnaissance mutuelle,
Gabriel Voisin Moncho, expert en politiques publiques et questions socio-juridiques parlera de la réparation d’un traumatisme collectif par la co-création auteurs/victimes,
Ghislain Mollet Viéville, agent d’art, expert honoraire auprès de la cour d’appel de Paris interviendra sur l’art conceptuel.

Un atelier participatif sera animé par Margaux Pean, future commissaire priseur et Alexandre Gurita artiste invisuel et directeur de l’ENDA (Ecole nationale d’art de Paris) et de la Biennale de Paris.

Une initiative porteuse de sens : l’art comme langage de réparation

En réunissant juristes, artistes, théoriciens et citoyens, l’association SINCLART ouvre un espace de dialogue entre des sphères souvent cloisonnées. Cette journée s’inscrit dans une démarche plus large de reconnaissance de l’art comme outil de transformation sociale. Les projets de création artistique collective présentés démontrent comment la pratique collaborative peut restaurer la confiance, favoriser l’expression des émotions refoulées et contribuer à la reconstruction du tissu social. À travers cette rencontre, l’art est envisagé non seulement comme espace d’expression, mais comme acteur de réparation, capable de participer à la reconstruction du lien social.

Le programme

9h30 – 10h00
Accueil des participants
Café d’accueil et installation du public.
Distribution du programme et présentation de la journée et des intervenants.

10h00 – 11h00
Introduction et cadre conceptuel
Présentation de la philosophie de la justice restaurative : principes d’écoute, de responsabilité et de restauration du lien social
Marie-Dominique Flouzat Auba, avocate au barreau de Paris.
Durée : 30 minutes
La réparation d’un traumatisme collectif par la co-création auteurs/victimes
Gabriel Voisin Moncho, expert en politiques publiques et questions socio-juridiques.
Durée : 30 minutes

11h00-11h30
Pause-café et échanges informels

11h30 – 13h00
L’art comme espace de transformation et de co-création
Intervention sur l’art comme espace de transformation, de parole et de reconnaissance mutuelle
Géraldine Santini, psychologue, artiste.
Durée : 45 minutes
L’art conceptuel qui prépare à l’art socialisé
Ghislain Mollet Viéville, agent d’art, expert-conseil, expert honoraire près la Cour d’Appel de Paris, membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art (AICA).
Durée : 45 minutes

13h00 – 14h00
Buffet partagé sur place
Rencontre informelle entre participants et intervenants.

14h00 – 17h00
La création artistique restaurative
Margaux Pean, future commissaire priseure
Durée : une heure
Projet de réparation par l’art
Atelier ouvert au public appliqué à un cas concret de drame collectif (Crans Montana) en s’inspirant des pratiques de la justice restaurative pour réfléchir à la conception de projets collectifs croisant pratique artistique et démarche restaurative.
Durée : une heure
Discussions
Discussions autour d’expériences de terrain et de correspondances entre pratiques de soin, justice et création.
Durée : 30 minutes
Réflexions
Réflexions avec le public sur la création de projets artistiques de réparation par l’art.
Durée : 30 minutes
Médiateur : Alexandre Gurita
17h00

Conclusion

Mot de conclusion par la coordinatrice du projet, Marie-Dominique Flouzat Auba
Clôture et cocktail restauratif, moment d’échanges libres et de rétrospective des contributions de la journée.